
Les clauses fiscales de la convention d'achat-vente (SPA pour l'achat d'actions, APA pour l'achat d'actifs) déterminent la répartition des risques fiscaux entre le vendeur et l'acquéreur et encadrent les engagements de chaque partie en matière de conformité, de choix fiscaux et d'indemnisation. Nos fiscalistes rédigent, révisent et négocient ces dispositions pour les entrepreneurs-vendeurs, les acquéreurs et les fonds de capital-investissement dans le cadre de transactions portant sur des PME et des sociétés du marché intermédiaire au Québec et au Canada. Cette pratique se distingue de la vérification diligente fiscale, dont elle constitue le prolongement contractuel : les constats de la revue fiscale alimentent directement la rédaction des clauses de protection.
Les déclarations et garanties (« reps & warranties ») fiscales engagent le vendeur sur l'exactitude et l'exhaustivité de la situation fiscale déclarée de la société cible. Nos fiscalistes rédigent ou révisent ces clauses en s'appuyant sur les constats de la vérification diligente fiscale. Le périmètre couvre généralement la production de toutes les déclarations de revenus dans les délais, l'absence de litiges fiscaux non divulgués, la validité des comptes fiscaux (compte de dividendes en capital, impôt en main remboursable, capital versé), la conformité des opérations entre parties liées, l'absence de passifs fiscaux non provisionnés dans les états financiers de clôture et la conformité en matière de TPS/TVQ et de retenues à la source. Nos fiscalistes calibrent le degré de précision et les qualifications apportées aux déclarations en fonction du profil de risque de la cible, des constats de la vérification diligente et du rapport de force entre les parties.
Au-delà des déclarations et garanties, la convention d'achat-vente prévoit des mécanismes d'indemnisation spécifiques aux passifs fiscaux. Nos fiscalistes négocient les seuils de déclenchement (« basket ») applicables aux réclamations fiscales, les plafonds d'indemnisation (« cap »), les délais de prescription contractuels et les procédures de réclamation. Nous distinguons les régimes d'indemnisation généraux des indemnités spéciales réservées aux passifs fiscaux identifiés lors de la vérification diligente, lesquels font généralement l'objet de protections renforcées avec des plafonds et des délais étendus. Chaque mécanisme est calibré en fonction de la matrice de risques et de l'évaluation des délais de prescription fiscaux applicables.
Lorsque la vérification diligente révèle des expositions fiscales dont le dénouement est incertain, nos fiscalistes recommandent et structurent la mise en place de mécanismes d'entiercement (« escrow ») ou de retenues sur le prix de vente. Le montant retenu, la durée de la période d'entiercement, les conditions de libération et le traitement des intérêts font l'objet d'une négociation que nos fiscalistes conduisent en coordination avec les avocats du cabinet responsables de la rédaction de la convention d'entiercement. Le calibrage tient compte du montant estimé de l'exposition, de la probabilité de cotisation et du délai raisonnable de dénouement.
Dans une transaction d'achat d'actifs, la répartition du prix entre les catégories d'actifs acquis a des incidences fiscales directes et souvent divergentes pour le vendeur et l'acheteur. Nos fiscalistes négocient l'allocation en tenant compte des taux d'amortissement fiscal applicables à chaque catégorie prescrite par le Règlement de l'impôt sur le revenu, du traitement fiscal de l'achalandage, de la récupération d'amortissement pour le vendeur, de la contrepartie attribuée aux engagements de non-concurrence et des incidences en matière de TPS/TVQ. L'allocation convenue est intégrée au contrat de vente sous forme d'annexe et doit être cohérente avec les formulaires de choix fiscaux produits par les parties auprès des autorités fiscales.
Plusieurs transactions nécessitent la production de choix fiscaux conjoints par le vendeur et l'acheteur. Nos fiscalistes rédigent les clauses contractuelles encadrant ces obligations, notamment les choix en vertu de l'article 22 (comptes clients), de l'article 85 (roulement), les désignations relatives aux biens en inventaire et les formulaires T2057/TP-518. Les clauses précisent les délais de production, les responsabilités de chaque partie dans la préparation des formulaires, les conséquences d'un défaut de collaboration et les mécanismes de résolution en cas de désaccord sur les montants à inscrire. Nos fiscalistes assurent le suivi de la production de ces formulaires après la clôture.
La convention d'achat-vente comporte des dispositions encadrant la gestion fiscale de la société cible entre la signature et la clôture, puis après la clôture. Nos fiscalistes rédigent les engagements relatifs à la conduite des affaires fiscales en période intérimaire, les obligations de coopération pour la production des déclarations fiscales de la période pré-clôture, le traitement des ajustements au fonds de roulement ayant une incidence fiscale et les procédures applicables en cas de vérification fiscale ou de cotisation par les autorités portant sur des exercices antérieurs à la clôture.
Nos fiscalistes interviennent en rédaction et négociation de clauses fiscales lorsque les parties négocient la convention d'achat-vente et que les enjeux fiscaux identifiés nécessitent des protections contractuelles adaptées. Des mandats se présentent également lorsqu'un acheteur reçoit un projet de convention comportant des clauses fiscales insuffisantes ou déséquilibrées, lorsqu'un vendeur doit limiter l'étendue de ses engagements fiscaux à ce qui est raisonnable au regard des constats de la vérification diligente ou lorsqu'un fonds de capital-investissement impose des standards contractuels spécifiques en matière de protection fiscale. Nos fiscalistes interviennent aussi lors de la renégociation de clauses fiscales à la suite de constats imprévus durant la vérification diligente.
La rédaction des clauses fiscales est conduite en tandem avec l'avocat responsable de la transaction. Le fiscaliste apporte l'expertise technique nécessaire pour calibrer chaque disposition en fonction des réalités fiscales de la cible, tandis que l'avocat assure la cohérence des clauses fiscales avec l'architecture contractuelle d'ensemble. Chez Les Bâtisseurs, cette collaboration s'effectue au sein du même cabinet, ce qui facilite les échanges en temps réel pendant les sessions de négociation et réduit les délais de production des versions révisées du contrat. Les constats de la vérification diligente financière réalisée par nos CPA sont également intégrés, notamment pour les ajustements au fonds de roulement et le traitement des provisions fiscales dans les états financiers de clôture.
La qualité des clauses fiscales d'une convention d'achat-vente repose sur la rigueur de la vérification diligente qui les précède et sur la coordination entre le fiscaliste et l'avocat qui les rédige. La présence de ces deux compétences au sein du même cabinet, complétée par l'expertise comptable de nos CPA, permet de produire des clauses ancrées dans les constats factuels de la transaction et cohérentes avec les autres volets du contrat.
Contactez-nous pour la rédaction ou la révision des clauses fiscales de votre convention d'achat-vente.
Note : Ce contenu de nature générale est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis ou conseil juridique, fiscal ou comptable.
Ce sont des engagements contractuels par lesquels le vendeur confirme l'exactitude de la situation fiscale de la société cible. Elles couvrent la production des déclarations, l'absence de passifs non divulgués et la conformité des opérations passées.
La convention d'achat-vente prévoit généralement que le vendeur indemnise l'acheteur pour les passifs fiscaux attribuables à la période pré-clôture, selon des mécanismes de seuils, de plafonds et de délais négociés entre les parties.
Dans un achat d'actifs, la répartition du prix entre les catégories (terrain, bâtiment, équipement, achalandage) détermine les déductions d'amortissement de l'acheteur et le traitement fiscal du gain pour le vendeur. Les intérêts des deux parties sont souvent divergents.
Selon la structure retenue, les parties peuvent devoir produire des choix conjoints en vertu de l'article 22 (comptes clients), de l'article 85 (roulement) ou d'autres dispositions. Les clauses contractuelles encadrent les délais, les responsabilités et les conséquences d'un défaut de collaboration.
Un entiercement est généralement recommandé lorsque la vérification diligente identifie des expositions dont le montant est significatif et dont le dénouement dépend de décisions des autorités fiscales qui ne seront pas connues avant la clôture.