
L'administrateur d'un OBNL ou d'un organisme de bienfaisance enregistré exerce un rôle de surveillance qui englobe la conformité fiscale de l'organisme. Bien que la gestion quotidienne relève généralement de la direction, le conseil d'administration demeure responsable, en dernier ressort, de s'assurer que l'organisme respecte ses obligations fiscales et préserve les conditions de son exemption. Les conséquences d'un manquement peuvent toucher l'organisme lui-même – cotisations, pénalités, voire révocation du statut d'OBE – mais aussi, dans certaines circonstances, les administrateurs personnellement. Nos fiscalistes conseillent les conseils d'administration sur ces enjeux et fournissent l'information nécessaire à une prise de décision éclairée.
Le conseil d'administration d'un OBNL doit s'assurer que les déclarations fiscales de l'organisme sont produites dans les délais et qu'elles reflètent fidèlement la situation financière et les activités de l'organisme. Pour un organisme de bienfaisance enregistré, la déclaration T3010 est un document public qui fait l'objet d'un examen par l'ARC et qui peut être consulté par les donateurs et les bailleurs de fonds. Des erreurs ou des omissions dans cette déclaration peuvent déclencher une vérification ou, dans les cas les plus graves, une procédure de révocation.
Nos fiscalistes préparent des rapports de conformité fiscale à l'intention des conseils d'administration, identifient les points nécessitant une attention particulière et recommandent les mesures correctives appropriées. Ce travail permet aux administrateurs d'exercer leur devoir de surveillance de manière informée.
Les organismes de bienfaisance enregistrés sont assujettis à un contingent des versements, c'est-à-dire un montant minimal qu'ils doivent consacrer annuellement à leurs activités de bienfaisance ou verser à des donataires reconnus. Le calcul du contingent repose sur la valeur des biens de l'organisme qui ne sont pas directement utilisés dans les activités de bienfaisance. Le non-respect de cette exigence peut entraîner des sanctions de la part de l'ARC.
Les administrateurs ont la responsabilité de s'assurer que l'organisme satisfait à son contingent. Nos fiscalistes effectuent le calcul annuel du contingent, analysent les dépenses admissibles et conseillent le conseil sur les stratégies de versement lorsque l'organisme dispose de réserves importantes ou lorsque ses activités évoluent.
Certaines décisions du conseil d'administration comportent des incidences fiscales importantes. Le lancement d'une activité commerciale, la conclusion d'une entente de commandite, l'acquisition d'un immeuble, l'expansion des activités à l'extérieur du Canada ou la modification de la mission de l'organisme sont autant de situations qui peuvent affecter le statut fiscal de l'organisme ou ses obligations en matière de TPS/TVQ.
Nos fiscalistes interviennent en amont de ces décisions pour en évaluer les conséquences fiscales. Nous présentons nos analyses sous forme de notes ou de mémorandums destinés au conseil, dans un format adapté à des administrateurs qui ne sont pas nécessairement des spécialistes de la fiscalité. L'objectif est de permettre au conseil de prendre des décisions éclairées, en connaissance des risques et des mesures d'atténuation disponibles.
Dans certaines circonstances, les administrateurs d'un OBNL peuvent être tenus personnellement responsables de certaines dettes fiscales de l'organisme, notamment les retenues à la source non remises et les montants de TPS/TVQ perçus mais non versés. Cette responsabilité peut s'appliquer même si l'administrateur n'a pas participé directement à la gestion financière de l'organisme.
Nos fiscalistes conseillent les administrateurs sur l'étendue de cette responsabilité, les circonstances dans lesquelles elle peut être invoquée et les moyens de défense disponibles, y compris la défense de diligence raisonnable. Nous recommandons, le cas échéant, la mise en place de mécanismes de contrôle et de suivi qui permettent aux administrateurs de démontrer qu'ils ont exercé la prudence attendue d'une personne raisonnablement diligente.
Lorsqu'un organisme fait l'objet d'une vérification par l'ARC ou par Revenu Québec, les administrateurs sont directement concernés par les résultats de cette vérification. Une cotisation importante peut compromettre la viabilité financière de l'organisme, et une procédure de révocation du statut d'OBE peut mettre en cause la mission même de l'organisme.
Nos fiscalistes représentent l'organisme dans ses échanges avec les autorités fiscales, prennent en charge la gestion des demandes de renseignements, préparent les réponses documentées et, lorsqu'une cotisation est émise, évaluent l'opportunité de produire un avis d'opposition. Nous tenons le conseil informé à chaque étape du processus et formulons des recommandations fondées sur une analyse des risques et des coûts.
Les administrateurs d'OBNL bénéficient, chez Les Bâtisseurs, d'un accompagnement qui couvre simultanément les volets fiscal, juridique et comptable de leur rôle de surveillance. La coordination entre nos fiscalistes et nos avocats en droit des OBNL permet de traiter les questions de conformité fiscale et de gouvernance de manière cohérente, dans le cadre d'un seul mandat.
Contactez Les Bâtisseurs pour discuter des obligations fiscales de votre organisme et du rôle du conseil d'administration dans leur respect.
Note : Ce contenu de nature générale est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis ou conseil juridique, fiscal ou comptable.
Dans certaines circonstances, les administrateurs d'un OBNL peuvent être tenus personnellement responsables des retenues à la source non remises à l'Agence du revenu du Canada et des montants de TPS/TVQ perçus mais non versés. Cette responsabilité peut s'appliquer même si l'administrateur n'a pas participé directement à la gestion financière de l'organisme. La défense de diligence raisonnable est disponible, mais elle suppose que l'administrateur ait pris des mesures concrètes et documentées pour prévenir le manquement. La mise en place de mécanismes de surveillance adaptés et le recours à un accompagnement fiscal structuré contribuent à protéger les administrateurs contre cette exposition personnelle.
Le conseil d'administration est responsable, en dernier ressort, de s'assurer que l'organisme respecte ses obligations fiscales et préserve les conditions de son exemption ou de son enregistrement. Cette surveillance s'exerce notamment par l'approbation des déclarations fiscales annuelles, le suivi du respect du contingent des versements et la demande de rapports de conformité réguliers à la direction. Les administrateurs n'ont pas à posséder une expertise fiscale approfondie, mais ils doivent disposer de l'information nécessaire pour exercer leur rôle de surveillance de manière éclairée. Nos fiscalistes préparent des notes et des rapports de conformité adaptés au niveau de détail utile pour un conseil d'administration, en signalant les points qui requièrent une attention particulière.
La révocation du statut entraîne la perte de la capacité d'émettre des reçus officiels de dons, la perte de l'exemption d'impôt sur le revenu et une obligation de distribuer les actifs restants à d'autres donataires reconnus dans un délai déterminé. L'organisme peut également être assujetti à un impôt de révocation calculé sur la valeur de ses actifs nets au moment de la révocation. Ce processus peut mettre en péril la mission de l'organisme et affecter durablement la confiance des donateurs et des bailleurs de fonds. Les administrateurs ont donc un intérêt direct à veiller à la conformité continue de l'organisme et à consulter un fiscaliste dès qu'une situation susceptible de menacer le statut est identifiée.